Communiqué de presse du 10/11/15

Publié le mardi 10 novembre 2015

Durant plusieurs semaines, une famille s’est installée et a vécu sous le viaduc Hermann Debroux.

Cette famille comprenait de très jeunes enfants et dès leur arrivée, un élan de solidarité s’est manifesté dans le quartier.

Début octobre, le Bourgmestre a ordonné l’expulsion pour des raisons de sécurité. En guise de solution, la commune leur a uniquement proposé trois nuits à l’hôtel. Trois jours après, cette famille est revenue et c’est grâce à la solidarité d’habitants du quartier qu’une partie de la famille a trouvé un logement à Bruxelles. Peu avant cette expulsion, la commune avait pourtant déclaré qu’elle ne lancerait aucune procédure d’expulsion avant d’avoir trouvé une solution structurelle en terme de logement.

À la suite de cet évènement, la commune a décidé d’ériger des grillages de part et d’autre du viaduc. C’est aujourd’hui chose faite. Peut-on parler de dispositif anti-SDF ? Sans aucun doute. En tout cas le signal donné est choquant.

En effet, cette mesure nous parait brutale et déshumanisante. Même si le viaduc n’a pas pour vocation d’accueillir durablement des personnes sans abri, le grillage qui a été placé traduit le rejet et une certaine hypocrisie de la part des autorités communales. Elles refusent de répondre positivement à la misère d’un certain nombre de personnes alors qu’il est manifeste qu’Auderghem n’est pas la commune de Bruxelles qui y est la plus sollicitée.

Le groupe Ecolo-Groen d’Auderghem s’oppose donc avec fermeté aux dispositifs dits « préventifs » qui rendent l’espace public inhospitalier à ceux pour qui il est le seul lieu de vie. Il est temps de penser aux alternatives. N’est-il pas plus pertinent de mettre en place un réel accompagnement psycho-social de ces familles via le tissu associatif foisonnant à Auderghem ?

La première chose que nous attendons de notre commune, c’est la mise en place d’un réel « vivre ensemble » entre citoyens, habitants, en transit ou non. Le dispositif préventif que nous critiquons nous montre malheureusement le contraire.